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En octobre 2022 sortait aux éditions Flammarion la première édition de la Correspondance intégrale Marie Bonaparte-Sigmund Freud 1925-1939, établie par Rémy Amouroux et traduite par Olivier Mannoni1.
Mary Leroy, éditrice chez Flammarion, a supervisé l’ensemble du travail éditorial. À travers un entretien avec Pascale Navarri (Rfp), elle revient sur cette entreprise et souligne l’engagement et le soutien de la famille Bonaparte et celui de la Bibliothèque du Congrès (Washington).
Cécile Marcoux, directrice de la Bibliothèque Sigmund Freud à Paris2, figure parmi les trois destinataires des remerciements des éditions Flammarion, entre les petits-enfants de la Princesse Bonaparte et Margaret McAleer, responsable du fonds Bonaparte à la Bibliothèque du Congrès, pour son rôle essentiel à l’origine de cette publication. De plus, en amont de ce travail, c’est à elle que l’on doit l’individualisation et la mise en valeur du Fonds Marie Bonaparte au sein des archives de la Bibliothèque Sigmund-Freud. Elle nous retrace ici l’histoire trop méconnue des bibliothèques de psychanalyse qui ont accompagné le mouvement depuis son origine.
Rémy Amouroux, professeur associé d’histoire de la psychologie à l’Université de Lausanne et membre du FADO (False and Authentic Documents Online system), professeur associé à l’EHESS (École des Hautes Études en Sciences Sociales), a donc établi et annoté cette édition grâce à la conservation des lettres minutieusement gérée par Marie Bonaparte, et déposées en 1964, après sa mort, aux archives Freud de la Bibliothèque du Congrès avec réserve de communication jusqu’en 2020. Il a établi un appareil critique particulièrement substantiel et bienvenu pour « l’une des plus volumineuses et des plus denses correspondances que